Métiers techniques et de l'ombre

Etat des lieux du secteur

Dans le domaine des arts et de la culture, il apparait que, contrairement au théâtre, à la danse ou encore au cinéma, les métiers de la technique et de l’ombre ne forment pas un secteur à part entière mais se retrouvent bien transversalement, dans les différentes disciplines. D’où la difficulté de les définir et de les réunir tant ils se différencient les uns des autres en fonction de critères comme la nature de la fonction, le cadre de travail, le domaine, etc.

En effet, mêmes s’ils contribuent ensemble depuis les coulisses à la réussite d’un spectacle, d’un film, d’une émission ou d’une représentation autre, certains métiers requièrent davantage des connaissances et des compétences dites « techniques » (éclairagiste, technicien du son…) alors que d’autres seront plutôt vus en tant que métiers « artistiques », « créatifs » (maquilleur, décorateur…). Là aussi, les avis divergent car certains considèrent que les éclairagistes créent une composition artistique au moyen de leurs lumières et que les maquilleurs font appel à différentes techniques de maquillage…

L’environnement compte également beaucoup car un coiffeur n’exercera par exemple pas son métier de la même façon dans un salon de coiffure que dans les coulisses d’un défilé ou d’une pièce de théâtre. De même, un technicien du son ne préparera pas un tournage de cinéma comme il le ferait pour un concert.

Bref, toutes ces différences font que le secteur des métiers techniques et de l’ombre reste difficile à cerner. En Communauté française, la reconnaissance officielle de la profession tarde d’ailleurs à arriver et demeure floue et incomplète.

De ce fait, les commissions paritaires qui définissent les contours des différentes fonctions (salaires, conditions de travail, etc.) concernées sont nombreuses : CP 227 pour le secteur audio-visuel, CP 303 pour l’industrie cinématographique (avec la sous-commission 303.04 pour les industries techniques du film), la CP 304 du spectacle ou encore la CP 314 de la coiffure et des soins de beauté.

En termes d’emplois, comme pour la plupart des professionnels de la culture, il y a malheureusement plus d’appelés que d’élus. En effet, si le nombre d’offres d’emploi dans le secteur augmente chaque année, ces dernières restent malgré tout assez rares (53 offres reçues par le Forem en 2009[1]). Cependant, l’évolution technologique que connait ce secteur ainsi que la place de plus en plus importante de la culture au sein de notre société, ouvrent des portes sur de nouveaux métiers et de nouvelles fonctions !

[1] www.leforem.be, INS, Enquête sur les forces de travail (EFT), Statistiques 1999-2009

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.