Cinéma, radio & télévision

Définitions et état des lieux en Fédération Wallonie-Bruxelles

Les activités liées au cinéma, à la radio et à la télévision sont reprises dans ce que l’on appelle le secteur de la culture, des loisirs et du tourisme. Ce secteur est composé de plusieurs sous-secteurs qui concernent notamment :

- Les activités cinématographiques et vidéo qui englobent la fabrication, la production, l’édition, la distribution et la projection cinématographique à destination du cinéma ou de la télévision ;

- Les activités de radio et de télévision qui couvrent la production et la diffusion de programmes de radio, la production et l’émission de programmes de télévision.

A Bruxelles et en Wallonie, le Service général de l’Audiovisuel et des Multimédias de la Fédération Wallonie-Bruxelles, a pour missions de soutenir la production audiovisuelle, de participer au développement des médias et aux initiatives internationales dans le domaine de l’audiovisuel et des nouveaux médias. Ses activités concernent la télévision, la radio, le multimédia, la presse écrite…

Le cinéma

La Fédération, et plus particulièrement le Centre du cinéma et de l’audiovisuel, soutient la production de courts et longs métrages de fiction et d’animation, des téléfilms de fiction et des programmes télévisuels. Il octroie également des aides à l’écriture de scénarios. Présent à tous les stades de la vie des films, de l’écriture à la diffusion, le Centre du cinéma et de l’audiovisuel exerce ses compétences dans l’aide à la production ; l’encouragement à la coproduction entre les producteurs indépendants et les éditeurs et distributeurs de services télévisuels ; la promotion et la diffusion ; les prime au réinvestissement et le Tax Shelter[1] ; l’aide aux opérateurs (festivals, ateliers, distributeurs, exploitants de salles, structures de diffusion, etc.), etc. Le Centre soutient également la participation des professionnels à des formations nationales et internationales.

Au sein du Service général, la Commission de sélection du film émet des avis sur des dossiers pour lesquels le Ministre concerné devra décider de la somme allouée pour le projet. Il s’agit d’un soutien (une avance sur recettes) à la production du film ou du programme. La Commission de Sélection des Films dispose d’une enveloppe annuelle pour soutenir les projets de création cinématographique et audiovisuelle en Fédération Wallonie-Bruxelles. 

Les Ateliers de production et d’accueil, créés par la Fédération Wallonie-Bruxelles, sont chargés de soutenir plus spécifiquement les premières œuvres d’auteurs ainsi que les documentaires de création et productions légères d’auteurs confirmés.

Un observatoire du court métrage a été créé en 2010 et permet aux professionnels de recevoir des informations, d’initialiser une réflexion commune, de rencontrer et d’échanger des idées autour de ce format particulier. L’Administration peut également entendre les propositions, les suggestions et agir efficacement dans le soutient du secteur.

Par ailleurs, il existe également une agence officielle pour la promotion de l’audiovisuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles à l’étranger. Wallonie Bruxelles Images (WBImages) a pour missions de promouvoir les œuvres dans les festivals et marchés étrangers ; de faciliter l’accès des professionnels aux différents marchés et les aider à promouvoir et vendre leurs productions ; de fournir des informations aux producteurs et exportateurs ainsi qu’aux acheteurs et distributeurs internationaux. 

En 2012, la production audiovisuelle belge francophone a reçu une enveloppe budgétaire de 23,2 millions d’euros dont 60% ont été apportés par la Fédération Wallonie-Bruxelles et les 40% restants ont été constitués des apports des éditeurs et distributeurs de services audiovisuels. Ce sont 485 projets qui ont ainsi été examinés et 139 qui ont été soutenus, tous créneaux confondus.

La radio et la télé

Le paysage radiophonique de la Fédération Wallonie-Bruxelles est composé de réseaux (communautaires, urbains, provinciaux) et de radios privées indépendantes qui coexistent avec les radios de service public de la RTBF. Sans oublier les webradios déclarées. Certaines s’adressent à un public ciblé (jeunes, population étrangère, aînés, etc.), d’autres développent plutôt une thématique (musique classique, par exemple). La liste des différentes stations peut notamment être consultée sur le site du CSA.

Le Service général de l’Audiovisuel et des Multimédias est chargé de proposer les dispositions légales, de gérer le parc des fréquences d’émissions et de gérer le Fonds d’aide à la création radiophonique (FACR).

Dans la partie francophone du pays, le paysage télévisuel est constitué de services télévisuels de service public (RTBF), de services télévisuels locaux de service public (télévisions locales) et de services télévisuels privés. La liste des différentes chaînes peut notamment être consultée sur le site du CSA.

L’apparition des nouvelles technologies de communication a permis le développement important du secteur de la télévision lors de ces dernières années. Les chaînes se sont ainsi multipliées, l’offre de programmes s’est étendue et les modes de diffusion se sont diversifiés. Ces évolutions ont également eu un impact sur la concurrence entre les chaînes, entraînant la mise en place d’outils réglementaires adaptés, par les pouvoirs publics.

Ainsi, deux décrets régissent le secteur en Fédération Wallonie-Bruxelles :

- Le décret coordonné sur les médias audiovisuels : texte qui régit la totalité des métiers de l’audiovisuel en distinguant trois fonctions essentielles : l’éditeur de services, le distributeur de services et l’opérateur de réseau.

- Le décret du 14 juillet 1997 qui fixe le cadre organique et les missions principales de la Radio-Télévision belge de la Communauté française.

Dans le domaine de la télévision, le Service général de l’Audiovisuel et des Multimédias gère les fréquences de la télévision analogique ainsi que la transition vers la télévision numérique terrestre. Il joue également un rôle d’intermédiaire et de médiateur entre les télévisions et le secteur de la production indépendante. De manière générale, il soutient les chaînes présentes dans le paysage audiovisuel de la Communauté française (la RTBF, les télévisions privées et locales et TV5).

Le Service général de l’Audiovisuel et des Multimédias participe également aux travaux du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA).

[1] Créé en 2004, le tax shelter est un incitant fiscal permettant à toute entreprise de bénéficier d'une exonération fiscale de 150% du montant investi dans une production audiovisuelle.

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.