Evolution des arts plastiques

S’il n’est pas évident de donner une définition précise des arts plastiques, il est toutefois possible de retracer l’apparition de cette discipline et les différentes significations qu’on a pu lui donner.

Au 18e siècle déjà, Emmanuel Kant parlait d’ « arts de la forme » mais la véritable notion d’arts plastiques n’apparaîtra que plus tard. Depuis le 19e siècle, on désigne par arts plastiques « toute action sur la matière qui évoque des formes, des représentations »[1]. Désormais, on pourrait également y inclure les œuvres qui font appel à la vidéo, à la photo, aux supports numériques…

L’adjectif « plastique » est apparu à la Renaissance italienne, lorsque l’on évoquait l’arte del designo (les arts du dessin) pour parler des arts du volume (modelage, sculpture, architecture) et de la surface (dessin, peinture, gravure). Le point commun entre ces pratiques manuelles est l’action sur la matière ainsi que leur caractère évocateur.

Le 20e siècle marque un certain tournant dans la création. En effet, les artistes ignorent de plus en plus les valeurs académiques et officielles liées aux arts plastiques. Nombreux sont ceux qui se détachent de la représentation pour s’intéresser davantage à l’ambiance, à l’atmosphère de l’œuvre plutôt qu’à ce qu’elle représente réellement. Cette nouvelle façon d’aborder le travail conduira certains à glisser vers l’abstraction. Les « beaux-arts » subissent une véritable révolution.

Poussés par ce renouveau, les artistes travaillent surtout la couleur, la forme, le rendu de la lumière tandis que l’idéal de beauté tant recherché auparavant n’est plus à l’ordre du jour pour certains. C’est alors que les fauves[2], suivis des cubistes[3] font leur entrée en peinture, bousculant les codes établis et provoquant l’étonnement, voire la consternation.

Face à l’art contemporain, le public n’est plus freiné dans son interprétation par la barrière de la représentation. Au fil des découvertes, il sera tout simplement séduit ou non par l’œuvre. L’esthétique sera l’autre grande valeur remise en question par l’art contemporain. De nombreux mouvements artistiques vont rejeter la notion de beauté et vont aller jusqu’à ignorer la notion d’esthétique. Les artistes vont alors commencer à employer des matériaux « non nobles », c’est-à-dire, issus de l’industrie ou de la consommation quotidienne.

De nouvelles façons, de nouveaux moyens d’amener l’œuvre au public se sont mis en place. Souvent, l’espace investi n’est plus utilisé uniquement pour l’exposition des œuvres mais il devient également actif et fait même parfois partie intégrante de l’œuvre. C’est le cas dans ce que l’on appelle les installations[4], par exemple.

[1] Wikipédia

[2] Le fauvisme est un courant de peinture du début du 20e siècle caractérisé par l’audace et la nouveauté de ses recherches chromatiques.

[3] Le cubisme est un mouvement qui s’est développé de 1907 à 1914 à l’initiative des peintres Georges Braque et Pablo Picasso qui ont introduit la fragmentation dans leurs œuvres d’art. http://www.le-cubisme.com

[4] Une installation est une œuvre d’art contemporain dont les éléments, de caractère plastique ou conceptuel, sont organisés dans un espace donné à la manière d’un environnement (Larousse)

 
SIEP.be, Service d'Information sur les Études et les Professions.